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L'Arabie Saoudite : Un joyau aux larmes de
sang
Pour les Occidentaux qui, à l'image d'un certain
nombre d'Américains, ne connaissent guère les particularités du
monde géographique et géopolitique de nos jours, il faut le rappeler
avec insistance : l'Arabie Saoudite n'est pas n'importe quelle
nation ni n'importe quelle terre puisqu'elle est celle que le
Prophète a foulé, et dès lors, pour les Musulmans, l'Arabie Saoudite
représente une terre sur laquelle brillent des lieux sacrés (La
Mecque, Médine). Sur cette Terre (djarzirat-al-arab, l'Ile des
Arabes) qui, sise sur le sable chaud et quasi-infini de deux grands
déserts, le Néfoud (les sables en arabe) et le Ar Rub Al Khali
(le Quartier vide en arabe), porte la barrière montagneuse du
Hedjaz, prolongée par au Sud par l'Asir (l'Inaccessible en arabe),
un plateau de steppe, le Nedjd, et quelques rares terres irriguées
et fertiles, la vie humaine est un défi, et pourtant ce territoire
est habité par des peuples humains depuis 4000 ans avant JC (migration
vers les vallées du Tigre et de l'Euphrate, les terres du "Paradis"),
soit depuis plus de 6000 ans, désignés sous le terme générique
de Sémites, descendants de Sem, fils aîné de Noé, l'homme du Déluge,
des grandes eaux… Si, aujourd'hui, les Sémites sont plus particulièrement
les Arabes (Aribi en mésopotamien lisible sur les textes cunéiformes)
et les Juifs, leur lignage connut une importante et remarquable
diversité avec les Araméens, les Assyriens et les Babyloniens
(habitants du territoire de Mésopotamie, l'Irak d'aujourd'hui),
les Cananéens et parmi eux les Hébreux, et enfin les Phéniciens
(aujourd'hui les Libanais, mais aussi les Tunisiens), mais ceux-ci
méconnaissaient cette Terre de déserts. Pour ces enfants du Sable
et du Soleil qui vivaient néanmoins sur la Péninsule, la vie passait
par le mouvement (1), et c'est la raison pour laquelle, originairement,
les Sémites Arabes n'étaient que des nomades qui voyageaient d'un
Oasis à un autre Oasis, ou bien vers la Mer rouge, vers l'Océan
Indien, ou vers le Golfe arabo-persique.
Le plus ancien document historique qui les nomme
est un récit mésopotamien qui relate la victoire du Roi Assyrien
Salmanasar III en 853 av-JC contre une coalition syriaco-palestinienne
à laquelle appartenait "Gindibu, du pays d'Aribi" ; puis viennent
plus tard les noms de Zabibê, "reine des Arabes" ou encore Shamshi,
autre reine des Arabes ; avant ceux de tribus arabes, les Qedar,
les Nabayati, les Harar ; puis les peuples (2) Adites, Amalécites,
interventionnisme, Tasm, et les Thamoudéens, habitants des "dunes
de sables" (al-ahqaf) de l'Ouest d'Aden (autour de l'Oasis de
interventionnisme al-Djandal, de la bordure du Grand Nafud et
au Sud-Ouest de Tayma) farouchement opposés à l'Unicité divine.
L'Histoire de ces peuples nous est proposée par un récit prophétique
(par exemple la Sourate VII) à partir duquel ces "ignorants de
Dieu" sont stigmatisés en tant que tels à travers des évènements
qui les mettent en cause et les jugent par leur défaite et même
leur disparition - à l'instar des Thamoudéens qui, après avoir
été témoin d'un miracle divin (la genèse instantanée d'une chamelle
pleine de dix mois et prête à mettre bas), oublient son inspirateur
sacré en tuant la dite chamelle, crime pour lequel la vengeance
divine les frappa puisque "c'est pourquoi les saisit le tremblement
de terre. Au matin, dans leurs demeures, ils se trouvèrent gisants".
Ce peuple dont l'existence est attestée par maintes sources antiques
aurait donc disparu par l'effet efficace et terrible de la volonté
divine… Pour les généalogistes musulmans, les Arabes du Sud sont
les descendants de leur ancêtre Qahtan, lié à la famille de Noé,
et les Arabes du Nord descendent de l'ancêtre Adnan, descendant
d'Ismaël, fils d'Abraham. L'éparpillement tribal est donc contredit
par un rassemblement archaïque des Arabes dans un double lignage
biblique.
Dans la "Bible", le seul ouvrage d'Histoire rédigé
par fragments au cours de ces siècles antémonothéistes et dont
les tableaux sont nécessairement subjectifs, les habitants de
la Péninsule existent, nommés dans "Le livre des Juges", "les
hommes du pays de Madian", bédouins de l'Arabie du Nord-Ouest
avec lesquels les Hébreux étaient déjà en conflit au temps du
Juge Gédéon : "Ils (Les madianites) campaient en face de Lui (le
peuple d'Israël), détruisaient les productions du pays de Gaza
(sic !) et ne laissaient à Israël ni vivres, ni brebis, ni bœufs,
ni ânes. Car ils montaient avec leurs troupeaux et leurs tentes,
ils arrivaient comme une multitude de sauterelles, ils étaient
innombrables, eux et leurs chameaux, et ils venaient dans le pays
pour le ravager." (Juges, 6, 2-5)
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Salon du Livre : Rendez-vous avec l'auteur le Mercredi 26
Mars à 18H00 au Stand de Manuscrit.com pour la nouvelle
"Sans anges gardiens"
11 Septembre 2001... le livre :
Le
premier chapitre
consacré à une «nouvelle» Histoire
des Etats-Unis essaie donc de proposer un récit novateur
de cette Histoire afin de dépasser l'image caricaturale
de cette nation cosmopolite telle que les terroristes pouvaient
la ressentir et la décrier et telle que les Européens
et notamment les Français se complaisent à l 'pour
manifester leurs récriminations contre cette hyperpuissance
qu 'ils ne sont pas et qu 'ils auraient voulu être.
Le
second chapitre propose également une histoire
de l 'Arabie Saoudite, la terre natale de la majorité des
terroristes du 11 Septembre 2001, ainsi que du Prophète
vecteur du Coran. L 'appellation unique et récente d 'une
«Arabie Saoudite» masque une diversité et des
conflits que les Occidentaux ignorent bien souvent.

Le
troisième chapitre est consacré à
ce que l 'usage commun désigne sous le terme de «monothéisme»,
et ce dans ses deux versions les plus puissantes et les plus déterminantes
de l 'Histoire européenne et moyen-orientale, le catholicisme
d 'un côté et l 'Islam de l 'autre. Ce chapitre scindé
en deux est l 'occasion de reprendre ces parcours afin de désigner
des impulsions et des prises de décisions qui ne sont pas
assez connues, et qui, pour l 'Islam, aboutissent à créer
une situation originaire de pluralité, des courants, des
dogmes, contraires à l 'inspiration unitaire du Prophète.
Le
quatrième chapitre aborde la problématique
de l 'existence de Dieu face à celle des objets du polythéisme,
du paganisme et de l 'animisme, le pluriel des Dieux. Ce chapitre,
central, permet de commencer un renversement de la «propagande»
publicitaire monothéiste consacrée à la notion
de «religion» et même de monothéisme,
puisque preuve est donnée que le catholicisme et les Islams
relèvent en fait d 'un dualisme manichéen.

Le
cinquième chapitre est consacré aux
problématiques de la représentation et de la connaissance
de l 'âme, y compris à travers les manifestations
animistes ou les doctrines élaborées au sein des
civilisations animistes et polythéistes. Il s 'agit par
là de retrouver une notion archaïque complètement
et mystérieusement abandonnée par les dites «religions
historiques» pour tenter de refonder une «science
de l 'âme».

Le
sixième chapitre aborde les problèmes
concernant les décisions de sens de l 'Humanité,
et la situation générale d 'indécision dans
laquelle vivent la majorité des Occidentaux qui sont responsables
de cette liberté innovante et parfois perdue.
Pour conclure, cet ouvrage propose de s 'engager autant que possible
dans des réflexions profondes sur les affaires religieuses,
théologiques, politiques, philosophiques, à nouveau
frais. La Culture Historique peut et doit nous aider, mais nous
devons impérativement réarticuler de manière
novatrice les faits, les savoirs, les questionnements, dans le
cadre général d 'un objectif d 'unité du
genre humain. Pour cela, il est impératif de dépasser
les oppositions métaphysiques classiques, à l 'instar
du remarquable travail accompli par Peter
Sloterdijk dans la première Oeuvre de sa trilogie,
«Bulles» (Editions Pauvert).
Le site n 'a pas pour
objet de proposer uniquement des extraits de ce travail
en cours de publication, mais également de recevoir
vos textes concernant les domaines liés à ces attentats
et qui font l'objet d'analyses dans mon ouvrage, à savoir
«la» «religion», la foi, la croyance en
l'existence de Dieu, l'âme, les Islams, le Coran, l'Histoire
des Etats-Unis.
Pour publier vos textes, il vous suffit de me les adresser à
l'adresse mail ci-après en n'omettant pas de préciser
vos nom et prénom afin de vous les attribuer comme il se
doit.jeanchristophegrellety@ifrance.com
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