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Dieu, les Dieux : la religion, le réseau des
reliés
Il était une fois…, ce qui nous dépasse, avant, maintenant et
après. Car "l'existence de Dieu", ou d'un Dieu parmi d'autres,
soit un être que nous ne connaissons pas, ne percevons pas, mais
qui, selon nous, est ni plus ni moins que le Créateur de l'Univers
et de notre espèce en particulier au milieu de cet Univers, est
nécessairement l'existence d'un Etre absolument extraordinaire,
"incompréhensible", de la plus grande étrangeté - alors que le
discours des religions l' "humanise" par le mécanique anthropomorphisme,
notamment sous la figure séminale et protectrice du Père. Et ces
fameuses "religions" nous le présentent comme si son existence
et ses caractéristiques allaient de soi et étaient bien connues
des hommes et des femmes qui veulent bien les connaître. Dieu
est un mot qui s'apprivoise… En fait, nos "théologiens" sont bien
souvent des "logiciens" de l'Etre mais ne paraissent pas avoir
éprouvé l'expérience de la présence de Dieu, de ce qu'il est,
et, étrangement du point de vue de la "logique", ne paraissent
pas se soucier d'une telle expérience pour justifier de leur parole
sur l'existence et les caractéristiques de Dieu. A partir d'une
"Parole révélée" qu'ils décident être "la vérité" ou bien à partir
des déductions logiques de la Raison, ils nous affirment être
capable de décrire l'existence de cet Etre. Par contre, ceux qui
veulent être des "mystiques" indiquent que cette expérience, possible,
est un choc, l'ouverture à un gouffre terrifiant, à tout le moins
saisissant, qui incite le sujet au silence et à l'extase, hors
de la parole monotone et raisonnable (1). Mais les religions,
nous l'avons dit, ne l'entendent pas ainsi : elles sont moins
là pour permettre aux âmes de s'ouvrir comme des fleurs aux mystères
et à la beauté de l'existence de Dieu que pour les formater pour
qu'elles adorent, à travers leur Dieu particularisé, leurs leaders,
la "Sainte Eglise Catholique Apostolique et Romaine"…
Nos "bonnes" religions médiatisent-privatisent Dieu : l'Etre
suprême se serait lié par une "exclusivité" à la "bonne religion"
-par un contrat en bonne et due forme, et de ce point de vue,
la religion juive est la plus rigoureuse dans l'illustration de
ce lien contractuel entre Dieu et le Peuple Juif, via son "signataire"
Moïse…- et pour accéder à lui, il faut donc passer par ses représentants
et les rites de connexion ! Le créateur de l'Univers et de l'Espèce
aurait particularisé son goût de l'humain pour ses ouailles fidèles
et aurait défini les bons moyens d'entrer en relation avec lui,
et ceux qui sont complètement ignorants de ces contraintes méta-physiques
seraient tellement dans l'ignorance et les ténèbres qu'il est
nécessaire de les éclairer, même violemment, à l'instar de nos
admirables missionnaires catholiques en Amérique Latine aux premiers
temps de la conquête espagnole et portugaise ! C'est ce que ces
leaders ont su comprendre qu'il s'agissait de défendre leur "employabilité"
contre la volatilité des croyances des sujets qui, l'air de rien,
changent rapidement de croyances, de convictions, de certitudes,
d'engagements… Mais de Dieu lui-même ont-ils souci et même "inquiétude"
? Car beaucoup ose parler en son nom. A priori, ce n'est pas rien
que de parler à la place de quelqu'un d'autre et en son nom -
c'est aussi prendre un risque de se tromper, voire de trahir,
voire de mentir. Et que penser d'un homme qui parlerait au nom
de Dieu pour dire tout autre chose que ce que Dieu pense et dit
? N'aurait-il pas à craindre un châtiment ? Mais qui peut craindre
une punition ou une sanction qui ne s'exerce pas immédiatement
après la trahison ou le mensonge ? Qui, parmi ses supposés fidèles,
craint vraiment Dieu ? Comme si sa toute-puissance et la possibilité
qu'il éprouve une colère contre soi étaient bel et bien une fiction
pour jeunes enfants, que des adultes sensés peuvent balayer du
revers d'une main, qu'ils soient athées ou non… Mais qui sait
? Si Dieu existe bel et bien, combien parmi ses zélotes les plus
farouches n'ont-ils rien à craindre ? Car leurs comportements,
souvent outranciers, ne paraissent pas plaider en leur faveur
: l'ange de la mort Torquemada ne paraît pas pouvoir couler des
jours heureux dans l'Eternité si Dieu est bien ce qu'il est, c'est-à-dire
l'Etre de la création, de l'amour, de la bonté…
Mais qui sait ? Dieu est peut-être catholique et dès lors… Mais
pourquoi serait-il seul ? Pourquoi la création, par ce qu'elle
est, c'est-à-dire un Infini d'éléments divers, atomes, planètes,
formes de vie de toutes sortes, serait-elle, pourrait-elle être
l'œuvre d'une entité unique ? Ce déséquilibre entre l'unicité
d'un Créateur, seul, et la diversité extraordinaire de sa Création
n'est-elle pas illogique, mais également physiquement impossible
? De quelle "substance" extraordinaire la diversité matérielle
du monde aurait-elle pu jaillir, comme si cela allait de soi ?
Est-ce que des hommes eux-mêmes, espèce technique, une grande
diversité d'œuvres proviennent et proviennent encore ? Pour les
Anciens, mais également pour les Peuples animistes, et rappelons
qu'ils forment la plus grande communauté religieuse du monde,
ces difficultés n'existaient pas puisque la gestion de l'Univers
relevait bien d'une "majorité plurielle", la communauté des Dieux,
des frères et sœurs de la plus parfaite des conditions d'existence.
Pour les "païens" faussement impies - il s'agit là d'une accusation
portée originairement et systématiquement au cours de son Histoire
par l'Eglise catholique-, l'Univers est un "immeuble" au sein
duquel chaque étage est occupé par une pluralité à priori, et,
lié à tous les autres dans une "solidarité" de fait, l'existence
même.
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Salon du Livre : Rendez-vous avec l'auteur le Mercredi 26
Mars à 18H00 au Stand de Manuscrit.com pour la nouvelle
"Sans anges gardiens"
11 Septembre 2001... le livre :
Le
premier chapitre
consacré à une «nouvelle» Histoire
des Etats-Unis essaie donc de proposer un récit novateur
de cette Histoire afin de dépasser l'image caricaturale
de cette nation cosmopolite telle que les terroristes pouvaient
la ressentir et la décrier et telle que les Européens
et notamment les Français se complaisent à l 'pour
manifester leurs récriminations contre cette hyperpuissance
qu 'ils ne sont pas et qu 'ils auraient voulu être.
Le
second chapitre propose également une histoire
de l 'Arabie Saoudite, la terre natale de la majorité des
terroristes du 11 Septembre 2001, ainsi que du Prophète
vecteur du Coran. L 'appellation unique et récente d 'une
«Arabie Saoudite» masque une diversité et des
conflits que les Occidentaux ignorent bien souvent.

Le
troisième chapitre est consacré à
ce que l 'usage commun désigne sous le terme de «monothéisme»,
et ce dans ses deux versions les plus puissantes et les plus déterminantes
de l 'Histoire européenne et moyen-orientale, le catholicisme
d 'un côté et l 'Islam de l 'autre. Ce chapitre scindé
en deux est l 'occasion de reprendre ces parcours afin de désigner
des impulsions et des prises de décisions qui ne sont pas
assez connues, et qui, pour l 'Islam, aboutissent à créer
une situation originaire de pluralité, des courants, des
dogmes, contraires à l 'inspiration unitaire du Prophète.
Le
quatrième chapitre aborde la problématique
de l 'existence de Dieu face à celle des objets du polythéisme,
du paganisme et de l 'animisme, le pluriel des Dieux. Ce chapitre,
central, permet de commencer un renversement de la «propagande»
publicitaire monothéiste consacrée à la notion
de «religion» et même de monothéisme,
puisque preuve est donnée que le catholicisme et les Islams
relèvent en fait d 'un dualisme manichéen.

Le
cinquième chapitre est consacré aux
problématiques de la représentation et de la connaissance
de l 'âme, y compris à travers les manifestations
animistes ou les doctrines élaborées au sein des
civilisations animistes et polythéistes. Il s 'agit par
là de retrouver une notion archaïque complètement
et mystérieusement abandonnée par les dites «religions
historiques» pour tenter de refonder une «science
de l 'âme».

Le
sixième chapitre aborde les problèmes
concernant les décisions de sens de l 'Humanité,
et la situation générale d 'indécision dans
laquelle vivent la majorité des Occidentaux qui sont responsables
de cette liberté innovante et parfois perdue.
Pour conclure, cet ouvrage propose de s 'engager autant que possible
dans des réflexions profondes sur les affaires religieuses,
théologiques, politiques, philosophiques, à nouveau
frais. La Culture Historique peut et doit nous aider, mais nous
devons impérativement réarticuler de manière
novatrice les faits, les savoirs, les questionnements, dans le
cadre général d 'un objectif d 'unité du
genre humain. Pour cela, il est impératif de dépasser
les oppositions métaphysiques classiques, à l 'instar
du remarquable travail accompli par Peter
Sloterdijk dans la première Oeuvre de sa trilogie,
«Bulles» (Editions Pauvert).
Le site n 'a pas pour
objet de proposer uniquement des extraits de ce travail
en cours de publication, mais également de recevoir
vos textes concernant les domaines liés à ces attentats
et qui font l'objet d'analyses dans mon ouvrage, à savoir
«la» «religion», la foi, la croyance en
l'existence de Dieu, l'âme, les Islams, le Coran, l'Histoire
des Etats-Unis.
Pour publier vos textes, il vous suffit de me les adresser à
l'adresse mail ci-après en n'omettant pas de préciser
vos nom et prénom afin de vous les attribuer comme il se
doit.jeanchristophegrellety@ifrance.com
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