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Etats-Unis : une "nouvelle " Histoire
Ouvrez le chemin devant vous, ouvrez la terre et
les mers, et laissez passer ces migrants, malheureux d'une misère
qui leur est imposée. En Europe, l'habitant des régimes anciens,
harangué ou non pour faire partie des voyageurs entassés sur des
vaisseaux de bois et de voile, n'avait guère besoin d'en entendre
beaucoup pour penser et vouloir fuir l'Europe. Bien avant notre
Rimbaud français qui choisira malheureusement pour lui d'aller
vivre dans la Corne de la Péninsule Arabique (Aden au Yémen) dont
il reviendra malade et mourant (les USA refusèrent de l'accepter
pour l'immigration), ils furent des millions dans toute l'Europe
féodale, royale et chrétienne à vouloir fuir une vie de prison.
Là-bas, entendaient-ils dire, il n'y a personne - si on ignorait
l'existence des peuples "indiens", Amérindiens, ceux qui en connaissaient
au contraire l'existence n'en faisaient pas la publicité de peur
de faire fuir le candidat à l'émigration-, des terres libres de
tout propriétaire à perte de vue, et qui sait, de l'or ? Pourquoi
les Anglais, en fait les sujets de sa Majesté le Roi ou la Reine,
donc les Ecossais, les Irlandais, les Gallois et aussi les Anglais,
furent-ils si aisément convaincus de traverser cet Océan farouche,
si régulièrement engloutisseur de navires et d'espoir ? C'est
que l'atmosphère de l'Angleterre où les sujets sont sujets et
les aristocrates les maîtres du jeu économique, de la vie donc,
est très étouffante, dure, angoissante. Au 16ème et au 17ème siècle,
la Terre mythique de Richard Cœur de Lion et Jean sans Peur connaît
des spasmes exceptionnels, relatés à sa manière par le génie de
Shakespeare dans des tragédies nécessairement violentes pour être
fidèles aux faits du temps. L'ordre social n'était guère aimable
pour ceux qui le subissaient. Il en allait de même pour celles
et ceux du Continent. Rois et nobles trustaient les pouvoirs et
les privilèges, s'arrogeant les meilleures conditions de vie possibles,
tandis que 95% de la population travaillaient nuit et jour pour
des bénéfices d'une évidente maigreur. Les peuples mangeaient
mal, étaient mal habillés, mal soignés, les enfants devaient travailler
tôt, subir des réprimandes de toute part. L'exploitation, les
brimades et les injustices étaient monnaie courante (causes de
quelques Jacqueries dans le Sud-Ouest de la France).
La vie d'un grand nombre d'êtres humains fut-elle
plus pénible et douloureuse que durant ce long Moyen Age qu'il
faudrait faire finir seulement avec le 20 Siècle ? Car ce que
les historiens de la civilisation européenne qualifient de "Renaissance"
pour désigner une période commencée à la fin de ce Moyen Age ne
concerne qu'une minorité d'Européens qui mettent en branle la
révolution capitaliste, "mondialiste" et qui bénéficient des premières
inventions d'intérêt de cette Renaissance. Pour les autres, de
condition paysanne, les superstitions étaient les mêmes, comme
les taxes, les maladies, mortelles, la libre circulation des cavaliers-guerriers,
les chevaliers, comme le Ciel, la peur de Dieu et du Diable, …
Pour ces hommes et ces femmes rivés à quelques kilomètres carrés
de terre, la vie était plus encore répétitive que celle que connaissent
les travailleurs de notre époque, et sans fenêtres intellectuelles
ou magiques sur le monde et l'Univers, la vie était donc fermement
limitée. Traverser l'Atlantique pour aller au devant de l'Inconnu,
était-ce nécessairement pour le pire, perspective des sceptiques
? Et pourquoi pas le meilleur ? Etre libre. S'enrichir. Vivre
dans une terre saine. Etre protégé des gens de guerre. Pour les
futurs Etats-Unis, il n'est guère nécessaire de faire une propagande
bien longue. Ils ont été des millions à traverser l'Atlantique
pour "la liberté". Et ils l'ont trouvé ; ou à tout le moins, ils
ont trouvé une liberté réelle par comparaison de celle dont "jouissaient"
leurs aïeuls. Liberté : expression, entreprise, culte, réunion,
…
La constitution américaine assure tout cela, dans
certaines limites, nécessaires. Et ce dès 1787 ! Les nations européennes
ne deviendront des "démocraties" dignes de ce nom, c'est-à-dire
à peu près réelles, qu'au cours du 20ème siècle, un siècle et
demi après la création des Etats-Unis ! En un siècle à peine,
10 générations seulement, les émigrants vers les Terres libres
réussissent à se débarrasser physiquement de la tutelle et de
l'autorité royales britanniques et à créer une nouvelle nation
"indépendante", une première depuis des siècles. Pour les Européens,
cette Histoire est largement ignorée ou méconnue. "Les Américains"
font l'objet de caricatures et de simplifications, et notamment
de la part des Français qui croient instinctivement à la supériorité
de leur nation (1). Il a suffit pour cela de déclarer "les droits
de l'Homme", et depuis les Français regardent le monde et les
autres du haut de …l'égalité entre les hommes, nés égaux s'ils
sont français, et nés égaux s'ils sont nés dans la même classe
sociale… C'est que cette Histoire américaine s'est déroulée loin
des yeux et du cœur, de l'autre côté de l'immense Océan, sans
témoignages ou documents de grande valeur (pour les Français,
l'exceptionnel récit de voyage, "De la démocratie en Amérique"
par Alexis de Tocqueville constitue une exception et un leurre
car ce récit témoigne d'une nation dans sa genèse, bien différente
de celle qui domine le monde aujourd'hui). Suite aux évènements
du 11 septembre 2001, les Américains se sont aperçus que le monde
les connaissait mal et de ce fait pouvait éprouver des tendances
antiaméricaines, et les nations du Monde ont découvert des Américains
autocentrés qui ouvraient les yeux sur cet Univers humain qu'ils
ignoraient et ignorent encore, heureux qu'ils sont sur leur nation-continent,
symbolisés par leur Président Georges W. Bush…
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Salon du Livre : Rendez-vous avec l'auteur le Mercredi 26
Mars à 18H00 au Stand de Manuscrit.com pour la nouvelle
"Sans anges gardiens"
11 Septembre 2001... le livre :
Le
premier chapitre
consacré à une «nouvelle» Histoire
des Etats-Unis essaie donc de proposer un récit novateur
de cette Histoire afin de dépasser l'image caricaturale
de cette nation cosmopolite telle que les terroristes pouvaient
la ressentir et la décrier et telle que les Européens
et notamment les Français se complaisent à l 'pour
manifester leurs récriminations contre cette hyperpuissance
qu 'ils ne sont pas et qu 'ils auraient voulu être.
Le
second chapitre propose également une histoire
de l 'Arabie Saoudite, la terre natale de la majorité des
terroristes du 11 Septembre 2001, ainsi que du Prophète
vecteur du Coran. L 'appellation unique et récente d 'une
«Arabie Saoudite» masque une diversité et des
conflits que les Occidentaux ignorent bien souvent.

Le
troisième chapitre est consacré à
ce que l 'usage commun désigne sous le terme de «monothéisme»,
et ce dans ses deux versions les plus puissantes et les plus déterminantes
de l 'Histoire européenne et moyen-orientale, le catholicisme
d 'un côté et l 'Islam de l 'autre. Ce chapitre scindé
en deux est l 'occasion de reprendre ces parcours afin de désigner
des impulsions et des prises de décisions qui ne sont pas
assez connues, et qui, pour l 'Islam, aboutissent à créer
une situation originaire de pluralité, des courants, des
dogmes, contraires à l 'inspiration unitaire du Prophète.
Le
quatrième chapitre aborde la problématique
de l 'existence de Dieu face à celle des objets du polythéisme,
du paganisme et de l 'animisme, le pluriel des Dieux. Ce chapitre,
central, permet de commencer un renversement de la «propagande»
publicitaire monothéiste consacrée à la notion
de «religion» et même de monothéisme,
puisque preuve est donnée que le catholicisme et les Islams
relèvent en fait d 'un dualisme manichéen.

Le
cinquième chapitre est consacré aux
problématiques de la représentation et de la connaissance
de l 'âme, y compris à travers les manifestations
animistes ou les doctrines élaborées au sein des
civilisations animistes et polythéistes. Il s 'agit par
là de retrouver une notion archaïque complètement
et mystérieusement abandonnée par les dites «religions
historiques» pour tenter de refonder une «science
de l 'âme».

Le
sixième chapitre aborde les problèmes
concernant les décisions de sens de l 'Humanité,
et la situation générale d 'indécision dans
laquelle vivent la majorité des Occidentaux qui sont responsables
de cette liberté innovante et parfois perdue.
Pour conclure, cet ouvrage propose de s 'engager autant que possible
dans des réflexions profondes sur les affaires religieuses,
théologiques, politiques, philosophiques, à nouveau
frais. La Culture Historique peut et doit nous aider, mais nous
devons impérativement réarticuler de manière
novatrice les faits, les savoirs, les questionnements, dans le
cadre général d 'un objectif d 'unité du
genre humain. Pour cela, il est impératif de dépasser
les oppositions métaphysiques classiques, à l 'instar
du remarquable travail accompli par Peter
Sloterdijk dans la première Oeuvre de sa trilogie,
«Bulles» (Editions Pauvert).
Le site n 'a pas pour
objet de proposer uniquement des extraits de ce travail
en cours de publication, mais également de recevoir
vos textes concernant les domaines liés à ces attentats
et qui font l'objet d'analyses dans mon ouvrage, à savoir
«la» «religion», la foi, la croyance en
l'existence de Dieu, l'âme, les Islams, le Coran, l'Histoire
des Etats-Unis.
Pour publier vos textes, il vous suffit de me les adresser à
l'adresse mail ci-après en n'omettant pas de préciser
vos nom et prénom afin de vous les attribuer comme il se
doit.jeanchristophegrellety@ifrance.com
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