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11 Septembre 2001, comme si Dieu n'existait pas ?


Kit graphique #1 - Fairedelor.fr.st

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Sans anges gardiens
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Le Mur du Son
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Socrate & Co, l'actualité vue par des philosophes. Des vigiles contre la guerre civile
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Les extraits :

Sans anges gardiens

Le Mur du Son

Socrate & Co


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Georges Bush déclare la guerre, dans le texte
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Saddam peut dormir en paix (Octobre 2002)
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Eyes of France
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Chronique : la maladie de l'Islam

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Noam Chomsky et les Etats-Unis : réponse du traducteur américain du 11/09 à un forumeur du Monde
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La constitution des Etats-Unis
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Actualités

 

 

L'Humanité indécise :

Quelle espèce étrange que celle à laquelle nous appartenons ! Car si nous savons que nous existons et que nous sommes quelque chose, nous ne savons pas ce que nous sommes ! Pour les animaux, la vie est, la mort est, brute, dans la continuité de leur corps, de leurs regards. Nous, nous éprouvons le fait qu'il y a de la vie - il y a quelque chose plutôt que rien, et c'est le moins que l'on puisse dire… Face à l'Inconnu de ce que je suis et de la nature réelle de l'Univers - apparence, formes momentanées, ….-, toutes les sagesses répondent présentes et prétendent précisément répondre; mais ces réponses peuvent être considérées de manière dichotomique, soit parce qu'elles offrent à celui qui s'interroge une image de lui-même -un tableau esthétique-, soit qu'elle l'invite à faire l'expérience de ses forces pour déterminer ce qu'il est -l'être se révèle par une vérification personnelle. Mais il n'est pas sûr que toutes ces réponses, quelles qu'elles soient, aient jamais apporté une seule "connaissance" réelle... Par exemple, dans les bouddhismes, y a-t-il une connaissance de soi de valeur universelle ? A moins que cette connaissance appartienne plutôt à une psychologie des profondeurs par laquelle ces bouddhismes, malgré l'inanité de leur "savoir", offriraient une connaissance de ce type - sur l'esprit lui-même. Et à l'évidence, ces sagesses se concurrencent et polémiquent les unes contre les autres. C'est la guerre des "idées" pour habiter et déterminer les consciences : il s'agit pour chaque sagesse de dominer (1) les esprits de telle manière que la conscience répète des principes et propose des réponses réflexes à toutes les questions possibles. Les sagesses en question ne sont pas "démocrates" -elles déconseillent à l'auditeur d'écouter les autres sagesses par le principe d'une vérité une. Même le bouddhisme qui prône tant le "désintéressement" de soi le prône : Bouddha et ses fidèles sont tellement attachés à la vérité et à l'intérêt de leur être, le Nirvana, qu'il n'est pas question pour eux de penser et de vivre autrement. Et, comme par une magie mystérieuse, le Bouddha éprouve une si grande compassion pour celles et ceux qui vivent dans l'illusion et n'ont pas le sens de l'Etre, qu'il lui faut "enseigner la vérité". Derrière les douceurs et les rondeurs apparentes, une grande dureté tient le transi qui prie pour échapper au cycle des réincarnations. Car le Bouddhisme propose une "représentation" du Cosmos, des flux énergétiques de l'Univers, et le but du Jeu est de s'en exclure définitivement. Car Ici n'est que le pays des souffrances et des manques. Face à l'Inconnu que je suis, il semble que l'humain réagisse de manière virulente en organisant le plus rapidement possible un corpus de réponses, de "vérités" absolues par lesquelles les mystères n'en sont plus, l'angoisse se tait, et l'Inconnu prend visage. Et dans un tel cadre, il apparaît que la publicité pour une sagesse est encore plus aisée et puissante si celle-ci peut arguer qu'elle provient directement de l'Inconnu lui-même, Dieu en personne, en somme qu'elle forme une "Révélation".

Pour ce point de vue de "l'origine qui parle", l'Occident est une catastrophe puisque cet espace de sens rend possible la "déconstruction" de toutes les sagesse et éventuellement leur ruine. C'est ainsi que la théologie chrétienne, et par exemple catholique, n'est plus en Occident qu'un fossile sans vie, alors qu'elle fut l'objet des plus ardentes batailles intellectuelles et sociales, l'objet et l'outil de l'examen et du contrôle des consciences puisque celui ou celle qui s'avérait ignorant de la vérité sacrée risquait la vie. L'Inquisition incarna de manière extrême et tragique l'idéalisme de quelques-uns qui transformaient des projections principielles, les dogmes, en vérités transcendantales eues égard auxquelles chaque vie humaine n'était plus qu'une ombre, une ombre jugée par ces vérités. Par la lente mise à l'écart de l'Eglise catholique du pouvoir politique, ce qui servit à transfigurer et à juger l'existence de chacun est devenu l'objet seul de la curiosité archéologique des chercheurs en totalitarisme et l'objet d'une adoration silencieuse des derniers dinosaures adeptes de la "sainte Eglise catholique, apostolique et romaine". Car une météorite exterminatrice des "Révélations" est tombée, pour être désignée ici par le terme de "Raison", le Logos. C'est que les "Révélations" lui appartiennent : "Paroles" de Dieu ou d'un tel, de Jésus ou du Prophète, les leaders charismatiques de ces "Révélations" ont avant tout parlé, et peu agi - et c'est bien le reproche des Juifs à l'attention de celui que certains osent présenter comme le Messie, le grand chef politique des Juifs que ceux-ci attendent. Jésus parle. Jésus "agit" aussi : multiplier les pains pour ceux qui ont faim, ce n'est pas rien ; changer de l'eau en vin à l'occasion d'une fête, c'est plutôt bien vu de la part d'un invité ; réveiller un mort, c'est beaucoup plus et extraordinaire. Mais Jésus est arrêté et meurt, cloué sur une croix. Rideau, l'espoir est fini. Mais les Chrétiens renversent l'histoire : ce parcours, cette fin, étaient voulus, par Jésus et par Dieu pour "racheter les péchés", "pour vaincre la mort". Si le chemin du Prophète de l'Islam est pavé de conversions enthousiastes au fur et à mesure de son engagement vers les Arabes, les premiers chrétiens trouvent porte close, des maisons et des cœurs. Mais ils réussiront. Pourquoi ? Parce que ceux et celles qui ne gagnent rien, qui ne réussissent pas, qui manquent de tout, sont heureux de savoir qu'un homme, devenu depuis le Fils de Dieu, vivait au milieu d'eux, sans gêne, avec un certain bonheur, et en plus pour leur permettre le fin du fin, "les premiers seront les derniers" et inversement. Mais cette vie, ces propos et ces gestes, sont des histoires. Premier constat : ces Histoires, ce ne sont pas ces enfants qui les écoutent, eux si propices à écouter et à croire aux histoires, mais des hommes et des femmes, des adultes. Et ils y croient, pendant des Siècles. Ces histoires emportent des décisions. Lesquelles : celles qui concernent le rythme de vie, celles qui concernent les gestes et les "rites", celles qui concernent l'usage des richesses, celles qui concernent le rapport des générations, des hommes et des femmes, des adultes avec les enfants.

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Salon du Livre : Rendez-vous avec l'auteur le Mercredi 26 Mars à 18H00 au Stand de Manuscrit.com pour la nouvelle "Sans anges gardiens"

11 Septembre 2001... le livre :

Le premier chapitre consacré à une «nouvelle» Histoire des Etats-Unis essaie donc de proposer un récit novateur de cette Histoire afin de dépasser l'image caricaturale de cette nation cosmopolite telle que les terroristes pouvaient la ressentir et la décrier et telle que les Européens et notamment les Français se complaisent à l 'pour manifester leurs récriminations contre cette hyperpuissance qu 'ils ne sont pas et qu 'ils auraient voulu être.

Le second chapitre propose également une histoire de l 'Arabie Saoudite, la terre natale de la majorité des terroristes du 11 Septembre 2001, ainsi que du Prophète vecteur du Coran. L 'appellation unique et récente d 'une «Arabie Saoudite» masque une diversité et des conflits que les Occidentaux ignorent bien souvent.

Le troisième chapitre est consacré à ce que l 'usage commun désigne sous le terme de «monothéisme», et ce dans ses deux versions les plus puissantes et les plus déterminantes de l 'Histoire européenne et moyen-orientale, le catholicisme d 'un côté et l 'Islam de l 'autre. Ce chapitre scindé en deux est l 'occasion de reprendre ces parcours afin de désigner des impulsions et des prises de décisions qui ne sont pas assez connues, et qui, pour l 'Islam, aboutissent à créer une situation originaire de pluralité, des courants, des dogmes, contraires à l 'inspiration unitaire du Prophète.

Le quatrième chapitre aborde la problématique de l 'existence de Dieu face à celle des objets du polythéisme, du paganisme et de l 'animisme, le pluriel des Dieux. Ce chapitre, central, permet de commencer un renversement de la «propagande» publicitaire monothéiste consacrée à la notion de «religion» et même de monothéisme, puisque preuve est donnée que le catholicisme et les Islams relèvent en fait d 'un dualisme manichéen.

Le cinquième chapitre est consacré aux problématiques de la représentation et de la connaissance de l 'âme, y compris à travers les manifestations animistes ou les doctrines élaborées au sein des civilisations animistes et polythéistes. Il s 'agit par là de retrouver une notion archaïque complètement et mystérieusement abandonnée par les dites «religions historiques» pour tenter de refonder une «science de l 'âme».

Le sixième chapitre aborde les problèmes concernant les décisions de sens de l 'Humanité, et la situation générale d 'indécision dans laquelle vivent la majorité des Occidentaux qui sont responsables de cette liberté innovante et parfois perdue.

Pour conclure, cet ouvrage propose de s 'engager autant que possible dans des réflexions profondes sur les affaires religieuses, théologiques, politiques, philosophiques, à nouveau frais. La Culture Historique peut et doit nous aider, mais nous devons impérativement réarticuler de manière novatrice les faits, les savoirs, les questionnements, dans le cadre général d 'un objectif d 'unité du genre humain. Pour cela, il est impératif de dépasser les oppositions métaphysiques classiques, à l 'instar du remarquable travail accompli par Peter Sloterdijk dans la première Oeuvre de sa trilogie, «Bulles» (Editions Pauvert).

Le site n 'a pas pour objet de proposer uniquement des extraits de ce travail en cours de publication, mais également de recevoir vos textes concernant les domaines liés à ces attentats et qui font l'objet d'analyses dans mon ouvrage, à savoir «la» «religion», la foi, la croyance en l'existence de Dieu, l'âme, les Islams, le Coran, l'Histoire des Etats-Unis.

Pour publier vos textes, il vous suffit de me les adresser à l'adresse mail ci-après en n'omettant pas de préciser vos nom et prénom afin de vous les attribuer comme il se doit.jeanchristophegrellety@ifrance.com


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