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11 Septembre 2001, comme si Dieu n'existait pas ? Le livre - les faits - les conséquences - Weblog in english


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Une Interview de l'auteur

Actualités

Dans son édition du 29-01 au 04-02-2004, intitulé "Avoir 20 ans à Abidjan", Courrier International

a publié un remarquable article, reproduit ci-dessous. Il PROUVE que la perspective d'une paix au Proche-Orient est parfaitement sensée et que des représentants dignes des religions monothéistes peuvent être des leaders pertinents et puissants de la construction de cette paix. Les extrémistes ne peuvent donc continuer d'accaparer cette Histoire et ces religions, qu'ils trahissent. L'inflexion du cours de l'Histoire est donc possible. Elle attend ses artisans remarquables.

Moyen-Orient ISRAËL - PALESTINE

Les religieux ont eux aussi leur vision de la paix

Au Caire, des religieux musulmans palestiniens et deux rabbins israéliens ont tenté de trouver une solution au conflit du Moyen-Orient. Façon de rappeler que les religieux ont aussi leur mot à dire. HA'ARETZ Tel-Aviv

Du 12 au 15 janvier dernier, une conférence d'un genre inhabituel a rassemblé au Caire 35 dignitaires religieux de la Bande de Gaza et de la Cisjordanie. Les participants étaient les hôtes officiels de Muhammad Sayyid Tantawi, recteur de l'université Al Azhar. Parmi les invités, on comptait le Gazaouite [de Gaza] Imad el-Falouji, ancien cadre du Hamas et ancien ministre des Communications de l'Autorité palestinienne (AP) ; l'Hébronite [d'Hébron] Taysir el-Tamimi, responsable de la justice islamique palestinienne ; et un autre Hébronite, le cheikh Talal Sidr, également ancien ministre de l'AP. Les autres participants étaient des figures connues du Waqf, ainsi que des prêcheurs attitrés du culte musulman dans les Territoires. Le gouvernement israélien avait autorisé les participants à se rendre au Caire, bien que certains soient connus pour leurs vues extrémistes. Nul doute par ailleurs que Yasser Arafat et ses adjoints aient soigneusement passé en revue la liste des participants.

Si Israël a autorisé ces militants musulmans à faire le voyage du Caire, c'est parce que cet événement s'inscrivait en droite ligne dans la conférence d'Alexandrie, organisée en janvier 2002 à l'initiative de l'archevêque anglican de Canterbury, George Carey. Il y a deux ans, des invitations avaient été adressées à des dirigeants juifs, musulmans et chrétiens de Terre sainte. Etaient présents six patriarches chrétiens, le grand rabbin Eliahou Bakshi Doron, le vice-ministre des Affaires étrangères [israélien] de l'époque, Michaël Melchior, et des figures de premier plan de l'islam palestinien. Le Premier ministre britannique, Tony Blair, et le président égyptien, Hosni Moubarak, accréditèrent officiellement cette conférence, qui accoucha de la "première déclaration d'Alexandrie des chefs religieux de Terre sainte" et dont le principal article déclarait : "Selon nos fois et traditions, tuer des innocents au nom de Dieu est une profanation de Son Nom. La violence en Terre sainte est un mal auquel doivent s'opposer tous les gens de foi."

Après la clôture de la conférence d'Alexandrie, certains sous-comités ont poursuivi leurs travaux et organisé plusieurs réunions publiques, la dernière en date étant celle qui s'est tenue il y a quelques jours au Caire. La participation de deux invités israéliens, les rabbins Michaël Melchior et Menahem Fruman (de la colonie de Tkoa), a donné un cachet particulier à la rencontre du Caire. Le député (travailliste) Melchior s'y est longuement entretenu avec les participants. "Le bain de sang qui s'étend dans le monde entier, y compris notre pays, diffère des guerres passées en ce sens qu'il ne découle pas seulement de rivalités politiques et territoriales, mais aussi de conflits ethniques et culturels dans lesquels la religion joue un rôle déterminant." Selon lui, le fait que les dirigeants tendent à négliger les dimensions religieuses du conflit israélo-arabe a contribué à vicier le processus de paix.

Sous la législature d'Ehoud Barak, Michaël Melchior avait suggéré qu'un dialogue judéo-musulman soit organisé. Mais, en phase avec les dirigeants palestiniens, Barak avait rejeté l'idée, estimant que s'attaquer aux questions religieuses ne ferait qu'envenimer davantage la situation. Le rabbin Melchior rappelle que, lorsqu'il assista, en 1994, à la remise du Nobel de la paix à Yitzhak Rabin, Shimon Pérès et Yasser Arafat, il avait suggéré à Marwan Kanafani, conseiller d'Arafat, de compléter le processus de paix par un dialogue interreligieux. Kanafani avait répondu : "La seule manière d'aborder la religion dans ce conflit, c'est d'enfermer à double tour les cheikhs dans leurs mosquées, les rabbins dans leurs synagogues et les prêtres dans leurs églises, et de jeter les clés à la mer." L'ecclésiastique anglican, Andrew White, collègue de Melchior dans un comité de suivi créé à la conférence d'Alexandrie, ne dit pas autre chose. "Après tout, c'est de la Terre sainte qu'il s'agit, et les rivalités religieuses sont au coeur du conflit. Pourquoi donc avoir mandaté des laïcs pour le traiter ?" demandait-il.

Le rabbin Melchior estime que la volonté de dignitaires musulmans, y compris palestiniens, de participer à des événements comme celui du Caire s'est accrue après les attentats du 11 septembre 2001. Dans le monde, nombreux sont les musulmans pieux à être horrifiés par la folie meurtrière d'Al Qaida et à se montrer plus enclins à participer à des rencontres interreligieuses, c'est-à-dire à reconnaître la légitimité d'autres points de vue religieux. Contrairement au choc des civilisations cher à Samuel Huntington, le rabbin Melchior prédit, lui, une coalition des civilisations. Durant cinq heures, le rabbin Melchior a dû affronter la colère et les violentes critiques de la part de ses homologues palestiniens. Ces personnalités se sentent humiliées et frustrées par les actions israéliennes, explique Melchior, et elles s'expriment en dirigeants de communautés religieuses furieuses et désespérées.

Un défi important est que le processus de paix est vu [par les croyants des deux parties] comme un vulgaire dérivé du laïcisme. Côté palestinien, les gens de Tunis ne sont pas seulement perçus comme les architectes d'Oslo et d'un nouveau pouvoir palestinien, mais aussi comme ayant importé une culture occidentale décadente. Les négociateurs palestiniens du pacte de Genève sont perçus comme des "laïcs" ou des gauchistes naïfs, tandis que les opposants à ces accords sont présentés plus aisément comme des musulmans loyaux. La même polarisation est à l'oeuvre en Israël, précise Melchior. Le rabbin Eliezer Shakh [ancien guide spirituel du Shas, décédé en 2001] se distingua longtemps par ses positions de colombe en s'interrogeant publiquement sur le lien entre le peuple juif et les Territoires. "Nous avons vécu pendant deux mille ans sans les Territoires et nous pourrons encore vivre aussi longtemps sans eux", déclara-t-il un jour. Toutefois, le rabbin Shakh s'opposait au processus de paix, y voyait un complot ourdi par des "okhlei shfanim" ("mangeurs de lapins"), une menace pour le judaïsme.

Le dialogue interreligieux entamé il y a deux ans à Alexandrie ne fait pas la une, et il est difficile d'en mesurer la portée. Les participants musulmans, dont le cheikh Tantawi, ont reçu des menaces de mort. La semaine dernière, le rabbin Melchior a demandé aux dirigeants musulmans palestiniens s'ils étaient disposés à accepter une souveraineté juive en terre d'Israël et si la poursuite du dialogue avait un sens. Ses interlocuteurs lui ont répondu qu'ils acceptaient clairement une telle souveraineté, que la résolution 242 du Conseil de sécurité des Nations unies avait leur aval et que le dialogue pouvait se poursuivre.

Danny Rubinstein

Courrier International 29/01/2004, Numero 691

Cet article est reproduit avec l'accord de Courrier International.

 

 

Piratage du site !

Comme vous avez sans doute pu le constater, le nom de domaine www.onzeneuf2001.com fait l'objet d'un piratage depuis quelques semaines. L'hébergeur du site semble à l'heure actuelle impuissant à changer cette situation, malgré ma demande. Une plainte est donc déposée devant la justice française pour ce piratage. Je remercie les visiteurs et les lecteurs du site de leur compréhension, et de passer pour le moment par l'adresse www.ifrance.com/onzeneuf2001

Jean-Christophe Grellety - 16 Janvier 2004

 

Election d'Arnold Schwarzenegger

Arnold Schwarzenegger est donc aujourd'hui élu nouveau gouverneur de l'Etat de Californie, des Etats-Unis.

En France, la veille de cette élection, l'émission "Merci pour l'Info" réunissait autour d'Emmanuel Chain une ancienne gloire de la chanson française, la chanteuse du tube "Chacun fait ce qui lui plaît", de nationalité américaine et le sempiternel Jacques Séguéla, le pape des pubards. Emmanuel Chain s'enquiérait de la perspective de l'élection d'Arnold Schwarzenegger à ce poste de gouverneur. La chanteuse fit quelques mous et nous fit part de son sentiment et de son opinion, que l'on peut aisément résumer par le terme anglais de "bad". Elle fut bien en peine de fournir la moindre explication - c'était "bad". Quant au Jacques, il prédisit une victoire de l'ex-acteur, mais pour la regretter et s'en inquiéter, en raison de la puissance de création mimétique des Etats-Unis vers le reste du monde. Au cours de l'émission, il ne fut jamais question du contenu de cette élection.

Car si cette élection vient d'avoir lieu, c'est que plus d'1 million de Californiens ont accepté de signer une pétition pour demander le "recall" du gouverneur Gray Davis. Gouverneur qui a conduit cet Etat à un déficit extraordinaire de 38 milliard de dollars, pour l'Etat le plus riche des Etats-Unis, qui a pris des mesures fiscales lourdes pour la classe moyenne, qui a soutenu l'immigration illégale par une mesure très contestée -cela fait très "gauche" de soutenir les immigrés, même si, dans la réalité économique, ils servent le travail au noir, et donc les entrepreneurs qui, sur leur dos, réalisent des profits plus important encore-, qui affichait une morgue certaine pour ses opposants. Une large majorité vient de dire "hasta la vista" à Gray Davis. Et pour qui ? La presse française parle de Schwarzenegger comme d'un acteur, voire le désigne même par le nom de l'un de ses rôles, "Terminator". Le ton, critique, à l'égard de cette candidature et de cette victoire laisse entendre qu'un acteur n'est qu'un acteur et ne doit pas sortir de ses rails. La mentalité française actuelle s'exprime à plein là : antidémocratique, puisqu'il faudrait donc selon elle réserver les candidatures politiques aux professionnels de la politique, et antisocial, puisqu'un citoyen n'aurait pas le droit de connaître plusieurs vies, d'additionner des casquettes différentes, à la différence de ces professionnels de la politique qui sont eux souvent des cumulards.

Contrairement à cette hiérarchie de valeurs si détestable, il faut féliciter les Américains d'être capable de soutenir un candidat politique pour ce qu'il est et pour ce qu'il propose, même s'il n'appartient pas aux haras politiques. C'est, faut-il le rappeler, le sens même de la démocratie : des institutions dont les élections, régulières, permettent à des citoyens de tous horizons, d'accéder aux responsabilités de décision et d'influence collectives. Nous, Français, il est vrai que nous n'avons pas la chance de bénéficier d'un tel type de candidat. Le profil, les idées, l'enthousiasme de notre premier ministre parlent d'eux-même…

Le 8 Octobre 2003 - Jean-Christophe Grellety

Censure en France ?

La lettre ci-dessous a été adressée à des bibliothèques et à des libraires français.

Bonjour,

Il y a quelques jours à peine, les attentats du 11 Septembre 2001 ont fait l’objet de leur deuxième commémoration internationale – mais surtout américaine. Les médias, la presse, se sont fait l’écho de quelques parutions récentes consacrées à ces évènements.

Mais vous n’avez pas entendu parler de «11 Septembre 2001, comme si Dieu n’existait pas ?», mon essai philosophique édité par les Editions l’Harmattan. (http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=13388 )

La sélection n’est-elle pas le principe même des médias, un droit fondamental des journalistes ? Peut-être. Mais lorsque cette sélection est identique ou presque tous médias confondus, la sélection devient une censure, comme si les seuls bons livres étaient édités par les mastodontes Galli-Grasset…, faisaient nécessairement l’objet de critiques de la part des médias dominants.

Je conteste cette situation et ce présupposé. Je sais bien sûr n’être pas seul à «subir» une telle situation. Il me semble seulement que le phénomène «tout le monde en parle» de la même chose ne cesse de devenir plus prégnant, comme s’il n’y avait pas de diversité intellectuelle, sociale, dans notre pays, comme si cette diversité n’avait pas le droit d’être représenté dans le pouvoir médiatique.

Serait-ce là une imitation du pouvoir politique ? Cet essai n’apporte t-il rien aux débats et à la réflexion générale qui font suite à ces évènements ? Pour cela, encore faudrait-il qu’il eut été lu, et critiqué. Cet essai est nécessairement critiquable, et je suis tout à fait disposé à les écouter et à y répondre. Mais cet essai propose également des perspectives novatrices sur les aspects les plus déterminants de ces évènements : l’histoire des Etats-Unis, celle de l’Arabie Saoudite, celle des dits «monothéismes», et enfin les questions religieuses. Je propose des pistes inédites, plus précisément «inouïes», puisque celles-ci n’ont jamais été formulées, sur ces évènements, sur l’Islam, sur ces religions, …

Qu’avons-nous entendu dans les médias et dans la presse lors de cette commémoration ? Une fois de plus, des informations de géopolitique, et des spécialistes de géopolitique, comme si l’intélligibilité des rapports de force Ouest-Orient, ou intra-orientaux, était la seule perspective intellectuelle sensée et utile. Cet aveuglement pourrait nous coûter cher.

Je m’adresse donc à vous, professionnels du Livre, afin de vous faire part de la situation faîte à un essai dont je veux croire qu’il peut intéresser des lecteurs, des citoyens. Dans un pays qui se félicite trop souvent de sa «culture» et de ses «libertés», je constate avec d’autres, dans cette situation, mais dans bien d’autres, que nos libertés sont bien étroites, et que l’information culturelle nationale n’est pas à la hauteur des objectifs déontologiques et civiques.

Sur ce site personnel, je mets régulièrement à l’épreuve des faits, des suites de ces évènements, les idées développées dans cet essai. Il n’y a pas un refuge dans une tour d’ivoire, ni la posture d’un auteur qui aurait tout dit dans un ouvrage. Cette attitude n’a-t-elle pas d’importance ?

Jean-Christophe Grellety - Septembre 2003

Sur le fil du rasoir

La canicule est autrement plus longue et plus pénible en Irak qu'en France ! Mais, dans cette nouvelle démocratie au sein de laquelle il est encore si facile de mourir jeune, les conditions de vie sont telles qu'on n'a pas encore le luxe de mourir centenaire ou presque !

Pour les soldats de la coalition, les obligations, les "tâches" ne sont pas aisées. Dans un pays de 24 millions d'habitants, les centaines de milliers de soldats irakiens qui, devant l'inéluctable défaite, ont troqué les habits militaires pour le "costume" civil, représentent autant de danger. Car même si une infime minorité de ces soldats démobilisés par une défaite implacable et par la destruction du régime baassiste, s'engage dans la lutte contre les soldats américains et anglais, l'expérience des actes terroristes du 11 Septembre 2001 ou des attentats de Bali par exemple prouve qu'il suffit d'un tout petit nombre d'hommes pour causer des dégâts, assassiner en masse, frapper des soldats. Lorsque les soldats américains ont libéré les pays d'Europe de l'Ouest en 1945, ils étaient attendus, et, en Allemagne, la dénazification fut menée avec un sérieux, même "relatif", mais la peur des soldats de l'Union Soviétique était suffisamment forte pour les vainqueurs alliés n'apparaissent pas comme des maîtres insupportables.

Rien de tel en Irak : en quelques jours, un régime apparemment solidement implanté s'est effondré, mais les serviteurs, zélés, et profiteurs du régime se sont retrouvés orphelins et privés de leur statut, de leurs appartements, de leurs revenus. Pour cela, la victoire de la coalition fut et est encore une véritable catastrophe. Le commandement militaire américain a-t-il suffisamment pris au sérieux ces quelques centaines ou quelques milliers d'hommes potentiellement dangereux ? Oui, mais la centaine de milliers de soldats US ne peut suffire à contrôler de manière sérieuse et efficace un pays aussi grand et aussi peuplé. Sans compter que si les pays limitrophes acceptent d'être aussi poreux au passage de certains de leurs ressortissants vers l'Irak pour alimenter les groupes terroristes islamistes, les difficultés propres à l'Irak augmentent drastiquement. Il semble bien dès lors que le nombre de soldats US soit insuffisant pour répondre à une telle situation "complexe" puisqu'une part non négligeable de ces soldats ne travaillent pas aux problèmes de menaces et d'attaques, mais à la reconstruction du pays, que ce soit pour les infrastructures pétrolières, électriques, …

Les difficultés des armées de la coalition sont donc relatives -l'Irak n'est pas et ne peut pas être un nouveau Vietnam, en raison de caractéristiques spécifiques, comme Bagdad ne pouvait être un nouveau Stalingrad-, mais elles pourraient devenir beaucoup plus sérieuses si la reconstruction et la sécurité de l'Irak et des Irakiens ne font pas l'objet d'un travail et d'une organisation plus sérieuses de la part des Etats-Unis.

Saddam est-il toujours un vrai lapin après lequel court les meilleurs soldats d'élite américains ou bien un leurre, un fantôme, plus-qu'un-nom ? Rien n'est moins sûr. Comme les adeptes d'Al-Qaeda qui vénèrent leur inspirateur wahhabite, Oussama Ben Laden, les baassistes les plus farouches ont tout intérêt à faire croire à la survie existentielle et politique de l'ex-dictateur. Si le leader charismatique des fanatiques fondamentaliste est probablement mort, il faut souhaiter nous aussi que le "raïs" aura survécu car sa capture serait un évènement extraordinaire. Prisonnier comme n'importe quel criminel, il pourrait être traduit devant un tribunal pénal spécial, irakien ou international, afin d'être jugé pour ses crimes, réels ou nombreux. Et enfin, sa possible capacité de nuisance actuelle, ses…dollars, n'aurait plus de sens.

L'attentat contre les Nations Unies à Bagdad, le décès de son représentant, Sergio Vieira de Mello, prouve que les terroristes islamistes peuvent agir dans la capitale même de l'Irak -5 millions d'habitants pour se cacher…- et qu'ils sont animés par un racisme anti-occidental, plus large et plus profond que leur supposé unique "antiaméricanisme". Le récent attentat en Inde, à Bombay, prouve que cette internationale islamiste vise bien l'ensemble des pays et des peuples du monde qui ne sont pas musulmans, impose donc à ces pays et à ces peuples une "guerre" du Sens qui est totale, sans espace pour fuir. Il faut donc espérer que ces peuples visés, et notamment les peuples des pays occidentaux, sauront réagir, par-delà la sécurisation nécessaire et accomplie des Etats contre ces menées terroristes.

Car il s'agit de "répondre" à ces fanatiques qui prétendent être des bons musulmans, ce qu'il faut leur refuser, qui prétendent agir et parler "au nom de Dieu", ce qu'il faut nier, … Il s'agit donc de s'attaquer aux racines mentales, psychologiques, philosophiques et morales de leur folie. Sans cela, les viviers sociaux miséreux offriront des candidats successifs aux divers projets d'attentats et notamment d'attentats suicide. La "palestinisation" du monde pourrait être en cours et l'acceptons-nous ? Car le problème israëlo-palestinien reste bien que cette partie de la planète humaine vit au vrai Far-West, dans la plus grande liberté possible de l'achat et de l'usage des armes. Ce que nous ne supportons pas pour nos pays civilisés -droit limité et contrôlé à la détention d'armes, circulation de gendarmerie- est là-bas, autorisé, aussi évident que l'air respiré par ceux et celles qui habitent dans ces régions de la vraie insécurité. Jusqu'à quand accepterons-nous que les mortifères et les assassins aient, là-bas, tous les droits ? C'est bien une question qui se pose à la "communauté internationale", et donc à l'ONU, mais aussi à cette fameuse France, dont la voix et les idées sont bel et bien, brouillés, …

Fin Août 2003

Tectonique des Plaques...

L'indispensable renversement du régime husseinien est bien une lame de fond. Le mouvement macro-terrestre ressemble bien à un tremblement de terre, avec les mêmes effets. En "Palestine", Israëliens et Palestiniens ont renoué un dialogue, réel, articulé sur des objectifs et des principes nécessaires : création d'un Etat palestinien, reconnaissance par les Palestiniens de l'Etat d'Israël, sécurisation du territoire israëlien. Bien sur, les extrémistes du Hamas et du Hezbollah disent non, mais ils disent non depuis les commencement, puisqu'ils sont même fondés sur la négation, d'Israël, de relations humaines normales, … Pour qu'un "processus de paix" avance de manière significative en Israël, ces organisations doivent être marginalisées, avant qu'elles ne rendent les armes. Sauf que nous avons affaire à des tueurs tenus et nourris par la haine, assoiffés de sang. Que pouvons-nous faire face à de tels vampires ?

En Irak, les Soldats Américains se sont enfin attaqués à ces baassistes qui, défaits par la chute brutale de la structure du régime, continuent de vivre dans la haine des Etats-Unis, de l'Angleterre, … Cette "débaassisation" ou "deshusseinisation" était à priori nécessaire, mais elle n'avait pas été objectivement formulée et entreprise. L'Irak restera encore pendant quelques mois un pays dangereux - mais ces Irakiens nostalgiques d'un régime qui leur donnait tout ne peuvent rien contre la loi de la réalité. Car ces Irakiens ne sont pas aimés par le reste de la population. Reste que pour les Etats-Unis, la "démocratisation" de l'Irak, par son développement social et économique, est un objectif qui prendra du temps, de la sueur et des larmes, car les "clients" ne sont pas faciles…

Et en Iran, pays qui symbolise l'islamisme fondamentaliste, c'est au moment où des milices d'une telle mouvance secouent le monde à coup d'attentats que la population à majorité perse de ce pays fait comprendre aux mollahs que l'heure de la fin a sonné. Mais il ne faut pas croire que là aussi, ceux qui tiennent le pouvoir, profitent de privilèges et décident de tout pour tous, vont abandonner ce pouvoir parce que la population le leur demande. Les Iraniens vont encore souffrir s'ils doivent en passer par une nouvelle "Révolution", une nouvelle guerre civile pour se débarrasser de ces tyrans en noir. Et que pourrons-nous pour les aider ? On connaît la réponse typiquement française, réactionnaire : rien. Les Américains continueront d'agir, en sous-main ou directement.

Quant à l'Arabie Saoudite, terre du Prophète, elle se trouve désormais attaquée et attaquée encore. Après les attentats de Ryad du 12 Mai 2003, 7 personnes ont été tuées dans la ville sainte de la Mecque ! (…). Si la pieuvre d'Al-Qaeda est partout dans le monde frappée, "la mondialisation" ouverte (plus de frontières, circulation aisée des hommes, des marchandises, …) profite aussi aux terroristes. Mais chacun entend bien que nous ne pouvons adopter des mesures strictes de "quarantaine" (à la différence du SARS) pour venir à bout de ces groupes terroristes. Et pour le reste des libertés ?

Jean-Christophe Grellety - 15 Juin 2003

A lire absolument : la guerre des sexes, ou l'Histoire comme scène de ménage, par Lucas Degryse

Qu'ils soient soutenus !

Souvenons-nous, de la, fatalité, Orientale. Des évènements, en fait des drames, en fait des tragédies, du Moyen-Orient, beaucoup disaient, répétaient, annonaient, il n'y a rien à faire, c'est ainsi, c'est la fatalité. Lorsque les Etats-Unis ont prévenu le monde qu'ils allaient en guerre contre l'Irak de Saddam Hussein parce qu'ils souhaitaient enclencher une dynamique dans ce Moyen-Orient tétanisé par des dictatures, autocraties, monarchies, beaucoup disaient que la "mission" était "impossible", que Georges Bush jr n'avait cure de la Palestine et des Palestiniens, pris au piège du lobby juif américain. Et puis il y a eu hier Akaba. Un sommet, en Jordanie, autour d'Ariel Sharon et de Mammoud Abbas, Abou Mazen, le premier ministre palestinien. Les mains se sont serrées, les hommes se sont parlés, des mots ont été prononçés -Etat palestinien, démantèlement de colonies, fin de l'Intifada-, des engagements sont pris. Bien sûr, il y aura toujours les analyses de l'éternelle déception : les bonnes intentions pavent l'enfer, mais c'est l'enfer, et les bonnes intentions n'engagent que ceux qui les croient (adage chirakien). Et puis il y a les autres : ceux qui considèrent que le pire n'est jamais sûr, et que les rapports haineux des hommes ne sont pas fatals. Bien sur, les années passent, et pendant ce temps, des vies, des hommes, des femmes, des enfants sont perdus. C'est précisément pour eux, pour ceux qui sont déjà morts à cause de cette haine réciproque, et, faut-il le dire, pour ceux qui vont perdre la vie, bientôt, demain, dans six mois (parce que les terroristes de chacun des deux camps refuseront la paix) que ce "dialogue" était et est si nécessaire et si beau. Si beau parce que les camps paraissaient figés dans le refus de l'existence de l'Autre, parce que les leaders étaient jugés et se jugeaient extrémistes. Si beau parce que ce dialogue n'est que prémisses, fragilité. Et que ce dialogue peut, comme chaque chose fragile, disparaître pour revenir à la banalité qui n'est pas la fatalité.

Jean-Christophe Grellety - 5 Juin 2003

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Lutte contre le terrorisme ?

Il y a quelques jours, c'est à Ryad, en Arabie Saoudite, que des kamikazes fondamentalistes islamistes ont attaqué plusieurs objectifs représentant la présence occidentale sur le sol natal de l'Islam. Et hier, c'est à Casablanca au Maroc que des terroristes qui relèvent très probablement de la même mouvance, voire du même groupe politique, ont attaqué de la même manière cette même présence. Mais pour la première fois, ces attaques ont causé des "dommages collatéraux". Des Marocains musulmans en sont morts. Pour ces terroristes, ces morts sont sans doute un prix à payer ; ils deviennent à leur tour des "martyrs" comme eux, et en outre, ils sont d'une certaine manière responsables de leur propre mort puisqu'ils appartiennent à une nation musulmane qu'Oussama Ben Laden a décrété "apostate", pire crime religieux pour un individu ou un peuple puisque cela signifie qu'il a renié sa foi. A chaque fois, les morts se ramassent à la pelle, les dégâts matériels sont impressionnants. Les victimes échappent à la représentation télévisuelle. Elles prennent un sens par leur nombre.

Cet "interdit de la représentation" choisi et décidé par des pays…musulmans, est-il justifié et utile dans la "guerre contre le terrorisme" ? Car nul ne sait ce qu'est une victime d'un attentat. Chacun suppute, "imagine", habitué qu'il est par le "cinéma" international, usine à représenter l'irreprésentable, l'invisible… Mais l'imagination n'est pas le réel précis, particulier. Quelques jours après un attentat en Israël, France 2 a diffusé dans un Journal Télévisé de 20 heures un reportage consacré à une jeune française, juive, vivant en Israël pour y travailler, dans un bar-restaurant. Des touristes tchèques l'ont filmé, interviewé. Elle était jeune, belle, drôle, et pas insouciante, car, racontait-elle, elle avait déjà échappé à un attentat suicide qui avait frappé une boîte de nuit où elle prévoyait de se rendre avec des amis. Un retard lui avait sauvé la vie. Mais il y a quelques jours, elle n'a pas eu cette chance. Un kamikaze a réussi à s'approcher de ce bar où elle travaillait, et s'est fait exploser. Elle est décédée, et elle repose désormais dans un cimetière parisien. Les victimes de ces attentats n'ont pour nous ni nom ni visage. Nous les condamnons à l'anonymat parce que nous ne savons que nous ne pouvons pas supporter l'horreur de leur décès, de leur assassinat, de leurs souffrances. Mais en cela, il est probable que nous "aidons" les terroristes en relativisant les crimes qu'ils commettent. Car, certes, une majorité de citoyens occidentaux se retrouvent sur le consensus de la "lutte contre le terrorisme".

Mais cette lutte contre un Hydre de l'Herne ne pourra pas longtemps se réduire à des mesures policières et militaires. Al-Qaeda dispose très probablement d'un vivier : des milliers d'hommes qui veulent mourir et qui veulent mourir en rêvant d'un Paradis qui leur serait réservé, un Paradis blanc, rempli de Vierges, fondé sur le sang de ceux qui, selon eux, vivent dans le "mal". Ce sont ces racines religieuses qu'il faut connaître et "nettoyer", ici aussi pour que cela soit possible là-bas aussi. Or, pour l'heure, ce travail collectif, de conscience du manichéisme, et d'intelligibilité de l'Islam, n'est pas fait, si ce n'est par des individus séparés, "atomisés". Or notre Force réside et résidera dans une Intelligence et une Volonté communes.

Jean-Christophe Grellety - 18 Mai 2003

 


 

Vous pouvez lire en ligne l'introduction en utilisant le système Allopass.

(Pour les autres pays, vous trouvez le numéro d'appel avec le tableau en bas de page)

Une fois le code obtenu, vous l'écrivez dans le rectangle vide Code 1 qui se trouve dans ce même tableau, et vous accédez à la page réservée de l'introduction.

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"11 Septembre 2001, comme si Dieu n'existait pas" est donc désormais publié par les Editions l'Harmattan (au prix de 12€). Vous trouvez la présentation, chapitre par chapitre, de cet essai philosophique.

Pourquoi un nouvel essai sur les attentats du 11 Septembre 2001 et sur "la religion", la "foi en Dieu" ? C'est que tout n'a pas été dit, et, mon intuition, que l'essentiel n'a pas été dit, puisque, comme d'habitude, le monde a repris sa "vie normale", comme si tout cela n'avait pas eu lieu. Il faut dire que depuis 1945, l'Humanité vit "comme si" le pire n'avait pas eu lieu, comme si nous pouvions continuer à vivre avec, en nous, les racines qui ont conduit à la création et à l'utilisation des chambres à gaz dans les camps de concentration et d'extermination. Car l'hyperviolence dissimulée sous le masque d'une indifférence incarnée par les SS qui surveillaient et faisaient tourner les camps ne relève pas d'une extra-territorialité. Des enfants puis des hommes sont devenus des SS, comme des enfants puis des hommes sont devenus des terroristes d'Al-Qaeda. Et cela devrait susciter notre étonnement, un long étonnement. Comment des hommes peuvent perdre le fil sympathique avec leurs frères au point de choisir la voie du crime, des assassinats de masse, aveugles ? Sur quelle ignorance vivons-nous pour que certains d'entre nous puissent un jour ou l'autre prendre les habits du Justicier suprême et pour cela, tailler dans l'herbe humaine ? Cette ignorance est-elle le fait seulement de quelques-uns ? Je ne crois pas.

Les peuples, et les Français ne font pas d'exception "culturelle" à cela, se méconnaissent, pour ne pas dire plus. Entre nous circulent des images, "les américains", "les arabes", "les juifs", … L'esprit de généralisation est si facile à convoquer. Reste que pour fabriquer des terroristes comme un Mohammed Atta, lettré, il faut en faire plus que critiquer des "méchants". Il faut opposer des victimes innocentes et relevant d'un Bien enfui, "transcendant", à des méchants tout-puissant dans ce bas-monde. Pour cela, la Gnose propose son éternelle solution : le Bien lutte contre un Mal qui domine la terre. Pleurez, désespérez-vous dans les chaumières, le monde est mauvais. Mais confronté à un terrible manichéisme, nous pouvons choisir d'être du bon côté et faire le bien, en faisant le mal - mais il ne faut pas s'arrêter aux apparences. Première réussite extraordinaire de ceux qui s'emparent des esprits : les empêcher de voir ce qui est sous leurs yeux, de voir et donc de sentir, ressentir. Le fanatique vit dans ses pensées. Penser, réfléchir, raisonner pourrait donc être mauvais ? Les faits sont là, qui le prouvent. Nous ne sommes donc pas sortis du labyrinthe du Minotaure puisque c'est ce que nous faisons aussi. Penser, réfléchir, raisonner, ne suffit pas, encore faut-il le faire bien. Pour nous guérir de nos tragiques dérives, l'Occident a inventé "la logique" et l'a imposé dans le cadre des études de philosophie. Cette vigilance-là, si indispensable, est-elle cultivée dans les terres des Islams ? Il semble que non, il semble bien que "la liberté de penser", que les intellectuels n'aient pas encore pris le dessus sur la parole d'autorité des "hommes de la Vérité".

Il faut donc conclure que, pour l'heure, presque deux ans après les attentats du 11 Septembre, une part des racines qui ont nourri le projet et la volonté criminels d'Oussama Ben Laden n'a pas l'objet d'une méditation collective sérieuse… Nous acceptons donc de vivre à côté des bombes. Pour combien de temps allons-nous accepter de tolérer l'insécurité du manichéisme ?

Jean-Christophe Grellety - Lundi 12 Mai 2003

11 Septembre 2001... le livre :

Le premier chapitre consacré à une «nouvelle» Histoire des Etats-Unis essaie donc de proposer un récit novateur de cette Histoire afin de dépasser l'image caricaturale de cette nation cosmopolite telle que les terroristes pouvaient la ressentir et la décrier et telle que les Européens et notamment les Français se complaisent à l 'pour manifester leurs récriminations contre cette hyperpuissance qu 'ils ne sont pas et qu 'ils auraient voulu être.

Le second chapitre propose également une histoire de l 'Arabie Saoudite, la terre natale de la majorité des terroristes du 11 Septembre 2001, ainsi que du Prophète vecteur du Coran. L 'appellation unique et récente d 'une «Arabie Saoudite» masque une diversité et des conflits que les Occidentaux ignorent bien souvent.

Le troisième chapitre est consacré à ce que l 'usage commun désigne sous le terme de «monothéisme», et ce dans ses deux versions les plus puissantes et les plus déterminantes de l 'Histoire européenne et moyen-orientale, le catholicisme d 'un côté et l 'Islam de l 'autre. Ce chapitre scindé en deux est l 'occasion de reprendre ces parcours afin de désigner des impulsions et des prises de décisions qui ne sont pas assez connues, et qui, pour l 'Islam, aboutissent à créer une situation originaire de pluralité, des courants, des dogmes, contraires à l 'inspiration unitaire du Prophète.

 

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Le quatrième chapitre aborde la problématique de l 'existence de Dieu face à celle des objets du polythéisme, du paganisme et de l 'animisme, le pluriel des Dieux. Ce chapitre, central, permet de commencer un renversement de la «propagande» publicitaire monothéiste consacrée à la notion de «religion» et même de monothéisme, puisque preuve est donnée que le catholicisme et les Islams relèvent en fait d 'un dualisme manichéen.

Le cinquième chapitre est consacré aux problématiques de la représentation et de la connaissance de l 'âme, y compris à travers les manifestations animistes ou les doctrines élaborées au sein des civilisations animistes et polythéistes. Il s 'agit par là de retrouver une notion archaïque complètement et mystérieusement abandonnée par les dites «religions historiques» pour tenter de refonder une «science de l 'âme».

Le sixième chapitre aborde les problèmes concernant les décisions de sens de l 'Humanité, et la situation générale d 'indécision dans laquelle vivent la majorité des Occidentaux qui sont responsables de cette liberté innovante et parfois perdue.

Pour conclure, cet ouvrage propose de s 'engager autant que possible dans des réflexions profondes sur les affaires religieuses, théologiques, politiques, philosophiques, à nouveau frais. La Culture Historique peut et doit nous aider, mais nous devons impérativement réarticuler de manière novatrice les faits, les savoirs, les questionnements, dans le cadre général d 'un objectif d 'unité du genre humain. Pour cela, il est impératif de dépasser les oppositions métaphysiques classiques, à l 'instar du remarquable travail accompli par Peter Sloterdijk dans la première Oeuvre de sa trilogie, «Bulles» (Editions Pauvert).

Le site n 'a pas pour objet de proposer uniquement des extraits de ce travail en cours de publication, mais également de recevoir vos textes concernant les domaines liés à ces attentats et qui font l'objet d'analyses dans mon ouvrage, à savoir «la» «religion», la foi, la croyance en l'existence de Dieu, l'âme, les Islams, le Coran, l'Histoire des Etats-Unis.

Pour publier vos textes, il vous suffit de me les adresser à l'adresse mail ci-après en n'omettant pas de préciser vos nom et prénom afin de vous les attribuer comme il se doit.jeanchristophegrellety@ifrance.com


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