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Monothéismes : l'Eglise Catholique et les Islams
à la loupe
Pour un historien des civilisations, l'apparition
et le développement des "religions" (1) forme un aspect majeur
des deux millénaires écoulés, et ce dans une relative clarté,
tant en raison des caractéristiques que par des comparaisons qui
permettent de relever des similitudes de structure. Car les organisations
monothéistes qui ont triomphé à partir du Moyen-Orient ont su
imposer leur identité en terme de modèle et de critère pour identifier
ce qui relève d'une "religion" à la différence d'une secte, un
parti politique, … Etudier l'histoire et le fait religieux paraît
donc aisé puisqu'il s'agit d'étudier un petit nombre d'organisations
: "le" christianisme, l'islam, le judaïsme, et en Orient, le bouddhisme,
l'hindouisme, le shintoïsme. Mais puisque les animistes qui forment
pourtant la majorité des habitants du monde ne se sont jamais
organisés dans une structure centralisée, "militante-militaire",
les encyclopédies et dictionnaires n'ont pas l'habitude d'identifier
une "religion animiste" et propose donc de confondre religion
et organisation du culte monothéiste, ou encore pour reprendre
la formule de Max Weber, "l'élimination de la magie en tant que
technique de salut " (cf.chapitre sur la religion) - fausse bonne
définition. Pour un philosophe qui ne peut accepter de recevoir
les évidences du sens commun comme telles, il faut donc constater
une victoire intellectuelle des dites "religions" dans la mesure
où elles sont su faire triompher leur sémantique générale, mais
il faut examiner si ces organisations méritent bel et bien d'être
qualifiées de religions. Car il faut s'interroger sur le sens
et sur les réalités désignés par ce terme. Pour ceux qui ne cherchent
qu'à relever les caractéristiques les plus visibles des "religions
monothéistes", il faut donc constater qu'il s'agit effectivement
d'organisations : rassemblement d'hommes et de femmes de manière
régulière pour "exercer un culte à l'égard d'un être transcendant",
et, à partir de ce culte, modalités de relations entre les individus
par une différenciation nouvelle entre égaux et supérieurs à la
communauté des égaux... (par l'introduction donc d'une nouvelle
inégalité théorique et pratique). Mais une telle "lecture" des
faits relève d'une reprise du "discours" de ces organisations,
de leur propagande. Car il s'agit d'une définition qui affirme
qu'il s'agit d'un "culte", c'est-à-dire d'un ensemble de gestes
et de rites réalisés par cette communauté qui se rassemble pour
honorer un être non visible et qui, selon le discours idéologique
de ces organisations, est l'être le plus important qui soit. Quelles
vérités du christianisme, de l'Islam, du judaïsme ? Si le judaïsme
semble, mais c'est une illusion, présenter une unité dogmatique
et organisationnelle, il n'en est rien des deux autres organisations
monothéistes : le christianisme est originairement et historiquement
divers malgré la démarche volontariste d'unité des croyants chrétiens
sous l'égide du catholicisme puisque de célèbres "schismes" ont
ponctué cette histoire en proposant nouveautés et pluralité de
dogmes au néo-croyant. "L'orthodoxie" est née de l'Empire romain
d'Orient, et le "protestantisme" ou "luthéranisme" est né en Europe
et en Allemagne d'un rejet du catholicisme corrompu et "totalitaire".
De même en Islam, les débuts glorieux furent immédiatement fratricides
et ont donné lieu à une différenciation entre les croyants, sunnites,
chiites, mais également soufis, et aujourd'hui, "talibans", les
étudiants de la foi - et il s'agit là d'une liste non exhaustive
et très partielle des courants de l'Islam. Il faudrait donc décliner
ces organisations monothéistes dans leur pluralité constitutive,
et parler des christianismes, des islams, … Car le maintien d'un
usage du singulier laisse penser à tort qu'il existe une unité
au moins implicite entre les adeptes de ces diverses organisations
d'une "même" religion, et ceci n'est pas sûr. Pour celui qui veut
savoir à quoi il a à faire avec ces organisations, il faut également
indiquer qu'il éprouve donc une nécessité, celle de connaître
leur(s) histoire(s). Car ces organisations n'ont pas existé de
toute éternité, depuis les débuts de l'humanité qui, elle non
plus, n'existe pas de toute éternité. Sur l'échelle de temps de
cette Histoire de l'Espèce Humaine, l'apparition de ces organisations
est extrêmement récente : 2000 ans pour le christianisme, 1400
pour l'islam, …, soit un petit nombre de siècles et pourtant fort
agités au sein et avec ces organisations.
Le catholicisme et ses contradictions :
Car pour celui qui doit donc regarder de plus près,
indiquer 20 siècles d'existence pour le christianisme est une
erreur ou un mensonge ; en effet, si nous désignons par ce terme
la constitution d'une organisation centralisée, propagandiste
et à visée "totalitaire", le christianisme n'est "religion" qu'à
partir du 5ème siècle après JC, à partir du moment où les adeptes
de Jésus Christ réussissent à opérer la fusion de leur organisation
avec le pouvoir politique romain. Car une part non négligeable
des premiers chrétiens entend faire de leur et de "la" religion
qu'ils pensent dernière et absolue la référence commune des habitants
du monde méditerranéen et plus tard planétaire par la manière
violente si nécessaire, et ce sera souvent nécessaire. De ce zèle
à détruire les autres "religions", le paganisme polythéiste fera
les frais car ses adeptes ne mesureront pas, à quelques célèbres
exceptions près dont l'Empereur Julien l'Apostat (qui tentera
de détruire la nouvelle religion pour restaurer les cultes premiers),
la puissance dévastatrice de cette "religion de la paix", les
capacités intellectuelles de ces leaders pour "vendre" aux citoyens
d'un monde libre puis d'un monde sans autre axe que le Vatican
lui-même (après la destruction de l'Empire Romain d'Occident)
une foi simple, simplifiée, articulée autour de symboles mobilisateurs
(l'eucharistie) et de bonnes intentions (la paix, la paix…mais
aussi la guerre contre les hérétiques, cathares, les infidèles,
musulmans).
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Salon du Livre : Rendez-vous avec l'auteur le Mercredi 26
Mars à 18H00 au Stand de Manuscrit.com pour la nouvelle
"Sans anges gardiens"
11 Septembre 2001... le livre :
Le
premier chapitre
consacré à une «nouvelle» Histoire
des Etats-Unis essaie donc de proposer un récit novateur
de cette Histoire afin de dépasser l'image caricaturale
de cette nation cosmopolite telle que les terroristes pouvaient
la ressentir et la décrier et telle que les Européens
et notamment les Français se complaisent à l 'pour
manifester leurs récriminations contre cette hyperpuissance
qu 'ils ne sont pas et qu 'ils auraient voulu être.
Le
second chapitre propose également une histoire
de l 'Arabie Saoudite, la terre natale de la majorité des
terroristes du 11 Septembre 2001, ainsi que du Prophète
vecteur du Coran. L 'appellation unique et récente d 'une
«Arabie Saoudite» masque une diversité et des
conflits que les Occidentaux ignorent bien souvent.

Le
troisième chapitre est consacré à
ce que l 'usage commun désigne sous le terme de «monothéisme»,
et ce dans ses deux versions les plus puissantes et les plus déterminantes
de l 'Histoire européenne et moyen-orientale, le catholicisme
d 'un côté et l 'Islam de l 'autre. Ce chapitre scindé
en deux est l 'occasion de reprendre ces parcours afin de désigner
des impulsions et des prises de décisions qui ne sont pas
assez connues, et qui, pour l 'Islam, aboutissent à créer
une situation originaire de pluralité, des courants, des
dogmes, contraires à l 'inspiration unitaire du Prophète.
Le
quatrième chapitre aborde la problématique
de l 'existence de Dieu face à celle des objets du polythéisme,
du paganisme et de l 'animisme, le pluriel des Dieux. Ce chapitre,
central, permet de commencer un renversement de la «propagande»
publicitaire monothéiste consacrée à la notion
de «religion» et même de monothéisme,
puisque preuve est donnée que le catholicisme et les Islams
relèvent en fait d 'un dualisme manichéen.

Le
cinquième chapitre est consacré aux
problématiques de la représentation et de la connaissance
de l 'âme, y compris à travers les manifestations
animistes ou les doctrines élaborées au sein des
civilisations animistes et polythéistes. Il s 'agit par
là de retrouver une notion archaïque complètement
et mystérieusement abandonnée par les dites «religions
historiques» pour tenter de refonder une «science
de l 'âme».

Le
sixième chapitre aborde les problèmes
concernant les décisions de sens de l 'Humanité,
et la situation générale d 'indécision dans
laquelle vivent la majorité des Occidentaux qui sont responsables
de cette liberté innovante et parfois perdue.
Pour conclure, cet ouvrage propose de s 'engager autant que possible
dans des réflexions profondes sur les affaires religieuses,
théologiques, politiques, philosophiques, à nouveau
frais. La Culture Historique peut et doit nous aider, mais nous
devons impérativement réarticuler de manière
novatrice les faits, les savoirs, les questionnements, dans le
cadre général d 'un objectif d 'unité du
genre humain. Pour cela, il est impératif de dépasser
les oppositions métaphysiques classiques, à l 'instar
du remarquable travail accompli par Peter
Sloterdijk dans la première Oeuvre de sa trilogie,
«Bulles» (Editions Pauvert).
Le site n 'a pas pour
objet de proposer uniquement des extraits de ce travail
en cours de publication, mais également de recevoir
vos textes concernant les domaines liés à ces attentats
et qui font l'objet d'analyses dans mon ouvrage, à savoir
«la» «religion», la foi, la croyance en
l'existence de Dieu, l'âme, les Islams, le Coran, l'Histoire
des Etats-Unis.
Pour publier vos textes, il vous suffit de me les adresser à
l'adresse mail ci-après en n'omettant pas de préciser
vos nom et prénom afin de vous les attribuer comme il se
doit.jeanchristophegrellety@ifrance.com
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